Voix de la Tunisie à la 11ème édition du festival “Au fil des Voix” à Paris

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Des voix de la Tunisie seront présentes cette année à la 11ème édition du festival “Au fil des Voix” qui se tiendra à Paris du 29 janvier au 14 février 2018. Ainsi, parmi les 15 soirées et 28 concerts, trois artistes tunisiens y prendront part aux côtés de leurs confrères en provenance de la Guadeloupe, la Corse, le Pays Basque, l’Australie, l’Espagne, le Bénin, le Brésil, le Cap Vert, le Portugal… et se produiront à l’Alhambra ou au Studio de l’Ermitage à Paris. Il s’agit du chanteur Sabry Mosbah, du violoniste Zied Zouari et de la chanteuse Ghalia Ben Ali.

Pour la soirée du 5 février prochain, c’est Sabry Mosbah qui donnera le premier concert aux couleurs de la Tunisie. Fils du célèbre chanteur et compositeur Slah Mosbah, Sabry est considéré comme l’un des leaders de la nouvelle scène tunisienne émergente. L’album Asly (” Mes racines “) plonge son auditoire dans une ambiance presque mythique, conforme aux visions entachées d’exotisme qui se propagent encore par-delà les rivages méditerranéens. Le métissage est présent dans toutes les étapes de ce disque, depuis sa conception entre Paris, Tunis et Bruxelles, jusqu’à son essence même, qui mélange le rock avec diverses formes de musiques populaires tunisiennes. L’artiste aux influences multiples oscille délicatement entre les sonorités actuelles d’une guitare fretless et de grosses basses envoûtantes posées sur des rythmiques puissantes et profondes, propices à la transe.

Zied Zouari Trio (Tunisie-Turquie-Arménie) se produira quant à lui le 7 février prochain avec “Maqâm Roads”. Avec son violon et son alto, Zied Zouari fait naître les réminiscences d’un chant ancestral aux rythmes contemporains. Pour ce récit audacieux, l’artiste s’entoure de Julien Tekeyan à la batterie et aux percussions d’Arménie, et Aburrahman Tarikci à la basse, au Saz et au chant.

“Maqâm Roads” est une invitation au voyage qui passe par le Gnawa au Maroc, le Tba’ en Tunisie, le mugam en Iran ou encore le Raga en Inde. Le maqâm apparaît comme un fil conducteur permettant de faire dialoguer différentes traditions musicales allant du Maghreb à l’extrême Orient. Ce projet apparaît comme porteur de paix et de justice face à une actualité morose et décadente. Une alchimie rare signée par trois artistes hors pair.
La deuxième partie de la soirée du 7 févrir sera réservée à la chanteuse Ghalia Ben Ali, une artiste aux multiples talents, qui a pour dernier projet “MwSOUL” qui signifie “connexion”. Inspirée par plusieurs événements qui ont touché le monde arabe, la chanteuse tunisienne a ressenti le besoin de créer et de communiquer. Elle en a écrit le répertoire qui a été arrangé par le collectif de “jazz Mâak”, dirigé par le trompettiste Laurent Blondiau.

Le souffle et le rythme sont les forces motrices, tant pour la voix que pour les instruments à vent. La pulsation est naturellement fournie par la batterie. “MwSOUL” est enraciné dans l’âme, respire la vie et exhale l’énergie. Il s’agit de la connexion silencieuse mais toujours présente entre deux êtres créateurs, entre passé et futur, entre la mort et la vie.
Le festival “Au Fil des Voix” se veut une plateforme pour réunir les musiques des peuples du monde et un amplificateur des différentes voix aux accents singuliers, porteurs d’histoire, empreints d’une culture, d’une esthétique, d’une identité, porteurs de l’âme d’un peuple…lit-on dans l’édito du festival.
Source : TAP
Crédit photo : Au Fil des Voix / Yassine Meddeb Hamrouni

 

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