L’abus de drogue derrière la fermeture de « Fabric » ? Sadiq Khan intervient !

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La malédiction n’a pas finit de poursuivre La Fabric London. Le  jeudi dernier le club a annoncé sa fermeture volontaire pour durée indéfinie, suite à la mort de deux de ses jeunes clubbeurs  (18 ans) supposément causée par l’abus de drogues.

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En 2014, le club de Farringdon se faisait déjà distinguer par un sinistre événement; « le club avait enregistré plusieurs décès principalement causés par la MDMA et notamment la mort d’une jeune fille de 18 ans en septembre 2014, qui avait chuté après avoir consommé cette substance » (Guettapen, 2014).

 

Tandis que beaucoup d’artistes et de DJs demandent que les autorités remettent sa licence au club, l’affaire se politise de plus en plus. Ci-dessous un tweet du fraîchement élu maire de Londres, Sadiq Khan, demandant la collaboration des intéressés pour la réouverture de l’établissement.

Malgré l’encourageant support du membre du parti travailliste à l’icône du clubbing Londonien , la loi sur la consommation de drogues dites illégales reste toujours source de débats.
On se doit quand même de citer les rumeurs qui fusent de plus en plus autour des nouvelles constructions et de l’embourgeoisement de plusieurs quartiers de la ville dont celui du plus grand club d’Angleterre. Selon plusieurs voix, ces fermetures récurrentes et potentiellement définitives ne seraient que des dommages collatéraux de la gentrification de Londres.

Fabric-Nightclub-Facing-Closure

Ce problème a beau être médiatisé grâce/ à cause de la notoriété de ce club anglais, mais il n’empêche que l’on entend des histoires similaires aux quatre coins du globe.  Qui doit être tenu pour responsable? La drogue, les clubs et leurs propriétaires appelés « immatures », les autorités ou la jeunesse ? En fermant des clubs comme La Fabric ou en renforçant les mesures de sécurité à l’entrée (scan de pièces d’identité, chiens renifleurs de drogues), pourrons-nous vraiment diminuer le nombre de morts liées à la consommation de drogues « illégales »? (question rhétorique).
On aura beau fermer les clubs, ça ne va rien changer à l’ampleur grandissante du problème: de plus en plus de jeunes vont continuer à consommer légalement ou pas, en boîte ou pas, de plus en plus de drogues vont voir le jour et être mises en vente sur le marché (noir), et de plus en plus d’entre elles vont être coupées à d’autres substances encore plus dégueulasses. Ça, l’Espagne, la Belgique, l’Autriche, les Pays-Bas, la Suisse et le Portugal l’ont compris à temps.
Chez nous, nous sommes encore loin d’en avoir fini avec la politique de l’autruche, mais est-ce-qu’il n’en vaut pas la peine de mettre sous les projecteurs une possible solution (légalisation des kits testeurs de drogues) plutôt que de continuer à assumer les conséquences beaucoup trop souvent létales de l’usage récréationnel de drogues?

 

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