La Musique Electronique ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui sans ces 20 femmes

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On s’en doute très peu, mais les femmes ont joué un rôle incontournable dans le développement de la musique électro et ce, depuis son premier jour. Nous ne voyons que les divas, chanteuses (Trance vocals) et autres stars, alors qu’en coulisses bien d’autres ont œuvré et Les amateurs d’Histoire de la musique electronique doivent bien le savoir; les faits ne relatent pas les accomplissements des plus « faibles », de ceux et celles qui ont été lésés ou opprimés. On ne se rappelle que des vainqueurs, qui on doit l’avouer sont toujours des hommes. Sauf que, dans la dance musique comme tous les autres domaines d’ailleurs, les femmes ont contribué énormément à l’histoire de la culture électro en prenant des risques, défiant toutes les attentes et en gérant d’un œil visionnaire la carrière de grands artistes : la preuve ci-dessous :
  1. Delia Derbyshire
L’anglaise Delia Derbyshire est l’une des pionnières et l’une des plus influentes synthétiseuses de son électronique notamment grâce à la BBC Radiophonic Workshop. Musicalement active depuis 1962 au milieu des 70s, elle révolutionne la culture électro en créant en quelques mois le morceau du générique de la célèbre série « Doctor Who » qui restera gravé dans la mémoire de centaines de millions de personnes y compris des générations de futurs artistes électro.
  1. Wendy Carlos
Née en 1939 au Rhode Islande, cette américaine passionnée de musique et de composition dès son plus jeune âge crée son studio de musique électronique à 17 ans ! En tant que pionnière incontestée dans la manipulation des sons synthés, elle aide et collabore avec Robert Moog dans la conception et au perfectionnement des synthétiseurs modulaires Moog.
  1. Donna Summer
Qui ne connait pas la disco diva qui a massivement influencé la culture électro grâce ses collaborations canoniques avec Giorgio Moroder. Elle domine les charts mondiaux pendant plusieurs années, ce qui lui a valu la vente d’approximativement 140 millions de disque dans le globe.
  1. Sylvia Robinson
Plus connue en tant que la deuxième moitié de Mickey & Sylvia et grâce à son hit solo « Pillow Talk » sorti en 1973, Sylvia Robinson est la co-fondatrice du label « Sugar Hill Records ». Un label qui lancera le hip hop en produisant l’énorme single « Rapper’s Delight’ by the Sugar Hill Gang ». Elle reconnait immédiatement le potentiel du rap et fusionne ses vocalistes avec une bassline de « Good times » (Chic) et par la même occasion lance la culture du sampling.
  1. Gillian Gilbert
Remplaçant New Order au clavier après la mort d’Ian Curtis et la fin subséquente de Joy Division, vous pouvez envoyer un quart de vos remerciements à Gillian Gilbert pour « Blue Monday » sorti en 1983.
  1. Judy Weinstein
Judy est une femme d’affaires active dans le milieu de la dance music depuis les années 70. Elle assiste David Mancuso dans la gestion du club « The Loft » à New York, puis crée son record pool « For The Record » qui permettra  à la distribution et à la découverte des nouvelles tendances de se développer et se structurer.
  1. Sharon White
Sharon White est juste la première femme à avoir mixé à « the Saint », « Paradise Garage », « Studio 54 », « Limelight » et un bon nombre d’autres clubs mythiques des états-Unis. Elle a aussi été la première femme journaliste pour le Billboard.

DJ Sharon White – DEEP AWAKENING Pt. 1 – LIVE AT THE SAPPHIRE LOUNGE, NYC by Dj Sharon White on Mixcloud

  1. Psycho-bitch & Teri Bristol
De leur passage à « Medusa » temple de la dance musique à Chicago, à leurs sept années aux platines du Crobar, Teri et Vaal ont énormément contribué à la légitimation de la place des femmes dans l’industrie de la musique électro.
  1. Heather Heart
En 1990, Heather Heart a cofondé le premier magasin de disques exclusivement techno. Elle cofonde avec Adam X et Frankie Bones, le label Groove Records à New York.  Elle crée également le « Under One Sky », une publication clé pour les têtes d’ampoules de la techno aux U.S, et devient une icône de la scène rave américaine.
  1. Miss Djax
La reine de l’Acid crée le Djax-Up Beats label en 1989 qui devient rapidement un lance-roquettes de bombes musicales, offrant la techno américaine à un public mondial. L’impact de la carrière de cette femme et de son label sur la scène techno internationale ne peut pas être sous-estimé.
  1. Kemistry & Storm
Ces deux cofondatrices du label Matalheadz, ont été les deux premières femmes à la tête d’une maison de dance music à distribution internationale.  Leur percée sur la scène internationale en tant que « Djettes » est considérée comme un de leurs plus grands accomplissements dans une industrie dominée par les hommes.
  1. Dj Minx
En tant que l’une des résidentes de l’historique « Motor Club » à Détroit, Minx a été une défenseuse inconditionnelle de la Detroit dance culture pendant des décennies. Depuis ses passages sur les ondes de WGPR, à l’inauguration du Detroit Electronic Music Festival en Mai 2000, Minx continue de briller avec son label « Women on Wax ».
  1. Peaches
L’album electroclash « The Teaches of Peaches » de cette artiste Canadienne, devient la drogue d’une génération, passerelle entre dance music et libération sexuelle.
  1. Missy Elliott
Beaucoup plus connue pour ses performances en tant que rappeuse et interprète, Missy Elliott a eu un impact incalculable en tant que compositrice, arrangeuse, et productrice. Son partenariat avec son ami d’enfance Timbaland, n’a pas seulement présenté Aaliyah au monde mais a également aidé à l’établissement d’un son définissant et déterminant de cette ère, celui réunissant le r’n’b et la musique électronique, inspirant des générations de producteurs de tous genres.
  1. Ellen Allien
La productrice, chanteuse et DJ a été une des plus anciennes résidentes de clubs comme le « Tresor » et « E-Werk » à Berlin. Son label « BPitch Control », a été crucial pour la techno minimale à partir de 2005. Elle inspire des artistes comme Ben Klock, Modeselektor et Paul Kalkbrenner.
  1. Sarah Lockhart
Si la dubstep était une mafia, Sarah Lockhart serait le parrain. Ancienne gérante de RinseFM, ancienne radio pirate maintenant devenue autorisée, et co-fondatrice du club FWD>> et du label « Tempa », Lockhart est une des principales actrices de la scène musicale de Londres.
  1. Superjane
A une époque où la visibilité des femmes dans le monde de la house music était incroyablement basse, ce collectif composé de quatre femmes (DJ Colette, DJ Heather, DJ Lady D et Dayhota), a tenu avec grand succès une résidence au Smart Bar à Chicago, et inspiré toute une génération de femmes.

DJ Lady D (Chicago) on BCH 2st Birthday by Best Of Brick City House on Mixcloud

  1. Nina Kraviz
Personne ne peut nier l’effet de la vidéo de Nina Kraviz faite par Resident Advisor, où elle se fait interviewée nue dans un bain de mousse en 2013. Calculé ou pas, l’artiste a incité une conversation sur le féminisme dans un monde sévèrement dominé par les hommes et trop souvent sexiste. Avec sa grande connaissance de la dance musique, ses nombreux concerts à travers le globe et un record label qui met en lumière de nouveaux talents, la belle Nina est l’une des plus grandes « DJettes » actuellement dans le vent.
  1. Venus X
Il y a six ans, Venus X originaire de New York décide d’organiser une fête entre amis qui finit par bousculer la vie nocturne de la ville. Le concept GHE20G0TH1K a gagné en force et il devenu clair qu’il représentait plus qu’une simple mode mais une réelle impression de la jeunesse new-yorkaise et de sa nouvelle culture.
  1. Miss Kittin
La Française Caroline Hervé alias Miss Kittin ou encore The Hacker a atteint une notoriété internationale grâce à ses tracks « Rippin Kittin » et « Silver Shower Scene ». Elle produit, écrit, chante et joue de l’electroclash, synthpop, electro, techno et tech-house.  En 2004, elle créé son propre label « Nobody’s Bizzness » qui lui permettra de garder le maximum de liberté quant à la création de sa musique.
En espérant que cet échantillon de battantes, fera sortir de leur bulle de timidité, les innombrables belles artistes qu’il y a autour de vous, ou en vous. Etant moi-même une nana, je me dois de conclure avec un bon gros #GOGIRLS !
Source: The Black Madonna & Lisa Blanning

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