Au moment où l’Allemagne a débloqué 50 milliards d’euros à son secteur culturel, aucune réelle mesure gouvernementale n’a pas été prise jusqu’à ce jour pour sauver ce secteur durement touché par la pandémie de Covid – 19. C’est en effet dans ce contexte que s’inscrit l’initiative lancée par « des entreprises de événementiel et professionnels » pour venir en aide aux différents intervenants dans les secteurs de la culture et du divertissement en Tunisie.

Le « Collectif Mobilisé pour l’Event », dont le principal objectif est de « trouver les solutions adéquates » pour les problèmes de la culture en Tunisie, réclame, dans un communiqué officiel, « un comité de suivi qui représente le secteur auprès de gouvernement ».

Depuis le mois de mars 2020, plusieurs manifestations et festivals ont été annulés et des milliers de personnes travaillant dans les secteurs de la culture se sont retrouvées au chômage technique.

Communiqué de presse du CME :

En période de confinement généralisé, cafés, restaurants, bars, boites de nuit, cinémas, rassemblements culturels de fêtes et de sport, salons, congrès,…tout tout ferme et baisse le rideau. Reports et annulations événements tombent en cascade, interdiction de rassemblement, telles sont les mesures prises pour contrer la propagation du Covid19. Il n’y a pas le choix ! Une catastrophe pour le secteur de événementiel

Un secteur de plus qui est touché vous me direz ? Et puis à cause de l’épidémie de coronavirus qui sévit actuellement notre pays et le monde entier, tous les secteurs sont concernés !

Mais, ces lieux qui étaient « de vie et de fête » ne sont plus désormais « indispensables à la vie » !

Les « travailleurs de l’ombre » qui n’ont cessé d’illuminer nos journées, nos soirées, nos fêtes, nos anniversaires, nos spectacles…sont les premiers impactés par la crise du coronavirus et ils seront sans doute les derniers à en sortir.

Ces gens qu’on associait auparavant à la fête et au « beau temps » et chez qui le monde se ruait pour trouver une place, se trouvent aujourd’hui entre indifférence et oubli. Frappés de plein fouet par la crise, ils ne se sont pas plaints et se sont conformés très volontairement aux mesures prises.

Nous pensons aux centaines d’entreprises et de professionnels du secteur, car la crise du coronavirus est une catastrophe en chaîne pour tous les acteurs de la production événementielle, à savoir les prestataires : son, lumière, chapiteaux, décorateurs, impresarios, régisseurs.., les prestataires de services, les artistes, les intermittents, les free-lancers , les organisateurs d’événements et tous ceux qui en vivent, travailleurs, techniciens, chauffeurs, portiers, agents de sécurité, chefs cuisiniers, commis et serveurs, nous pensons à tout ce beau monde.

Ils craignent le pire, d’autant plus qu’aucune mesures ne défend leurs intérêts. Les annulations entraînent automatiquement la disparition du chiffre d’affaire et des salaires, sans parler des dettes qui s’accumulent !

Quelles sont les mesures pour aider ces entreprises? L’on s’inquiète parce qu’elles sont menacées immédiatement.

Sans plan de solidarité d’urgence, des centaines de fermetures d’entreprises sont inévitables, surtout pour les plus petites structures, celles qui organisent quelques spectacles ou comptent sur une récurrence journalière du même type !

Sincères pensées à ce beau monde…

Face à cette situation économique très tendue qui pèse lourdement sur le secteur et en l’absence de mesures gouvernementales, il est temps de lancer un collectif de défense.

Nous nous regroupons entre entreprises de événementiel et professionnels, nous nous serrons les coudes et faisons preuve de solidarité afin de trouver les solutions adéquates et réclamer un comité de suivi qui représente le secteur auprès de gouvernement.

 

Crédit photo : Jazz à Carthage 2019