Boire deux canettes de Red Bull pourrait vous tuer, selon une nouvelle étude

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Boire deux canettes de boissons énergisantes par jour pourra provoquer un arrêt cardiaque chez les patients atteintes de maladie cardiaque non diagnostiquée, avertissent les experts.
Cette nouvelle étude, menée par des chercheurs australiens et reprise par le site « The Independent », s’est penchée sur les effets des  boissons à base de caféine sur le risque d’arrêt cardiaque chez les gens atteints du syndrome du QT long, une maladie héréditaire qui touche une personne sur 2,000.
Alors que cette maladie est connue pour provoquer des problèmes au niveau de l’activité électrique du cœur, les scientifiques ont décidé d’examiner les effets des boissons énergisantes pour la première fois.
« Le risque cardiovasculaire potentiel des boissons énergisantes demeure un important problème de santé publique », dit le Professeur Semsarian.  « Les adolescents et les jeunes adultes représentent la population la plus risquée. Depuis que ces boissons sont largement disponibles aux gens de tout âge, il devient primordial d’examiner leurs effets cardiovasculaires », a-t-il ajouté.
Les quantités de sucre que renferment les aliments et les boissons
L’étude a recruté 24 patients, âgés de 16 à 50 ans, diagnostiqués du syndrome du QT long et les a répartis en deux groupes : Le premier groupe a reçu deux canettes de Red Bull sans sucre qui contient 160mg de caféine et 2,000 mg de taurine, alors que le deuxième s’est vu offrir un sirop ne contenant pas de caféine et de taurine.
Après avoir mesuré la pression sanguine et l’activité électrique dans le cœur de chaque participant toutes les dix minutes pendant une heure et demie, trois patients ont commencé à avoir les symptômes du QT long et l’activité électrique a été perturbée, ce qui signifie qu’il n’arrive pas à pomper le sang convenablement. De plus, deux des trois patients ont connu une augmentation de la tension artérielle.
« Quand une chose, dans ce cas les boissons énergisantes, est ingérée par des millions d’individus partout dans le monde, 12,5% n’est plus un faible pourcentage et ces constatations méritent d’être examinées avec attention », dit Professeur Federica Dagradi, co-auteur, du « Centre for Cardiac Arrhythmias of Genetic Origin », en Italie.
« On devra éviter de répandre les craintes et les inquiétudes  injustifiées, mais, en même temps, on ne devra pas négliger les dangers potentiels », a-t-elle ajouté.

 

 

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